La fin programmée du native advertising



miroir-aux-alouettesL’excellent article  de Kirk Cheyfitz “Why Native Advertising Won’t Survive Regardless of FTC Involvement” , axe son argumentation sur ce qui était au coeur de ma conférence à l’ISCPA qui confrontait la légitimité du journalisme de marque au journalisme de média: « Brand content contre journalisme ». Le développement du concept et apprentissage des « marques comme média » à travers le développement du brand content et de sa distribution et compte tenu de la baisse de crédibilité des médias réduisent le native advertising à une phase intermédiaire et provisoire du marketing de contenu. C’est un point essentiel à un moment où la presse écrite mise de plus en plus sur les bénéfices de la digitalisation, en partie en s’appuyant sur le faux eldorado du native advertising.

 

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Quand la publicité devient plus encore que Brand culture, Kultur!

Image23 ans plus tard, et 16 ans après la fin des grandes campagnes mondiales Benetton sous l’égide de Toscani, Emmanuel Pierrat (que je salue pour son courage et focus depuis son début de carrière chez Avocats associés) publie un livre sur les 100 images qui ont fait scandale depuis 1901. En couverture une campagne de Benetton « prêtre et soeur » qui fut une des premières de la phase 2, c’est à dire le passage de la phase 1, des « enfants de couleurs différentes unis »  au concept des « opposés unis ou des interdits réconciliés », comme l’enfant israélien avec l’enfant palestinien par exemple ou justement cette photo. La phase 3 de ces campagnes peut se définir comme celle du « réel symboliquement dérangeant decontextualisé » toujours sur des thèmes de tabous et de tolérance, qui dérangent en soi, interpellent personnellement, obligent à une prise de position en public compte tenu de la place des ces campagnes dans le discours public de l’époque.

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